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fév 27

Conférences - Charles W. SCHEEL - Jean-Louis Jeune - dit « Baghio’o »

Le département pluridisciplinaire de lettres, langues & sciences humaines (dplsh) et la ville de Saint-Claude ont le plaisir d’inviter cette semaine la communauté universitaire et le grand public à deux grandes Conférences avec le Professeur Charles W. SCHEEL sur Jean-Louis Jeune - dit « Baghio’o » (1874-1958) : guadeloupéen de légende et activiste influent de l’anti-assimilationnisme, qui se tiendront respectivement :

● Aujourd’hui, Jeudi 27 Février à 18h à la Bibliothèque universitaire du campus du camp Jacob (Saint-Claude)

● Demain, Vendredi 28 Février à 18h au petit Amphithéâtre de l’ESPE, ex-IUFM (POINTE-A-PITRE).

Le projet de Charles W. Scheel au CRILLASH est intitulé « Jean-Louis Baghio’o père et fils : une oeuvre littéraire antillaise à deux voix ». Il consiste à mettre en oeuvre l’exploitation du Fonds d’archive privé de Victor Jean-Louis, notamment par la numérisation et la diffusion des inédits de l’écrivain (plusieurs romans, des contes et deux essais) sur la plate-forme documentaire MANIOC de l’UAG.

La conférence du Professeur Scheel fera le point sur l’état actuel du dépouillement de ces documents et sur les révélations qu’ils apportent sur la vie rocambolesque de Jean-Louis Jeune, notamment en Martinique et au Gabon, connus jusqu’ici par le biais de rares témoignages de contemporains, ou leur évocation dans l’oeuvre romanesque du fils.

BIOGRAPHIE :

Charles W. Scheel est professeur de littérature américaine et d’études post-coloniales à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines et membre du laboratoire de recherche CRILLASH de l’UAG (Campus de Schoelcher) depuis septembre 2012.
En juillet 1982 il fit la connaissance, en Italie, de l’ingénieur du son et écrivain Victor Jean-Louis (1910-1994), qui avait adopté le même nom de plume que son père Henri : Jean-Louis Baghio’o. Victor Jean-Louis (qui était aussi le frère aîné de la chanteuse créole Moune de Rivel) devint un ami et un guide en littérature antillaise. La lecture de ses romans, Le Colibri Blanc et Le Flamboyant à fleurs bleues (Prix Caraïbes 1975) éveillèrent une fascination à la fois pour l’histoire des Jean-Louis de Sainte-Anne et leurs ancêtres légendaires, « les O’O » de Tombouctou, ainsi que pour les concepts de « réalisme magique » et de « réalisme merveilleux ». Charles W. Scheel explora ces notions en tant que modes narratifs de la fiction dans deux thèses de doctorat ès lettres, d’abord à l’Université du Texas puis à l’Université de la Sorbonne Nouvelle. Il développa ensuite ces thèses dans son dossier d’habilitation à diriger des recherches en littérature générale et comparée, sous la direction de Daniel Henri Pageaux de Paris 3. Ces travaux aboutirent à la publication d’un ouvrage intitulé « Réalisme magique et réalisme merveilleux ». Des théories aux poétiques (L’Harmattan, 2005), considéré comme une référence incontournable sur cette question dans la critique littéraire francophone.
Un projet annexe concerne la recherche des traces documentaires du parcours du père, Henri Jean-Louis, dit Jean-Louis Jeune, dont seuls quelques recueils de poésie, brochures historiques ou pamphlets politiques subsistent, disséminés entre la Bibliothèque Schoelcher et divers fonds d’archives. Or, la découverte récente d’une valise entière de manuscrits et de documents autographes dans son legs, permet d’espérer des éclaircissements sur son engagement politique véhément pour l’indépendance des Antilles et pour le projet d’une Fédération Caraïbe, aux côtés de son grand ami et complice de toute une vie, Rémy Nainsouta
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