les Différents de Rhums



Millésime
Cette appellation n'est pas autre chose que la désignation unique. Autrement dit, le rhum d'une année est ainsi nommé car au moment de la mise, sinon au passage en fut, une véritable carte d'identité est donnée au produit, de sorte que les mélanges ou assemblages, bien que interdit avant l'AOC, deviennent délicats. Le millésime peut aussi désigné un savant assemblage qui donne un produit caractéristique que le producteur recherche.



Le hors d'âge
Une simple appellation pour le rhum ayant dépassé souvent dix ans de fut. Aujourd'hui, les producteurs qui travaillent sur les critères de l'AOC, dénomment par appellation hors d'âge, un produit d'assemblage dont les qualités sont insuffisantes pour être assimilé au millésime auquel il appartient normalement.



Les rhums blancs (note de Gabriel Gallion)
C'est le rhum Clément qui a remis au goût du jour cette appellation qui existait déjà sous l'étiquette verte de la distillerie franciscaine. La grappe blanche ne désigne pas une culture de cannes particulière, ni un procédé de distillation différent. En fait, tous les distillateurs font de la grappe blanche, mais commercialiser la véritable grappe blanche serait difficile, tant que l'alcoolémie du produit est importante (65% à 72%) C'est le produit obtenu à la sortie de la colonne à distiller, avant réduction.
A sa mise en bouteille, il titre à 50°, 55°, 59° ou 62° degrés et garde encore les arômes de la canne fraîchement coupée. On peut l'appeler coeur de chauffe.



La canne bleue
C'est la nouveauté, un produit qui marie unicité de la canne à sucre et distillation. La canne bleue est une variété de canne à sucre qui à cours dans les îles anglaises, notamment à la Barbade et que les rhumes Clément ont importé à la Martinique. Plus fine, elle est ainsi appelée parce que tirant sur le bleu et offrant plus de facilité à la récolte Mais ce qui fait sa particularité en bouteille, c'est sa légèreté et son unicité gustative. En choisissant de récolter cette variété, de la distiller spécifiquement, c'est-à-dire sans d'autres variétés de canne, en la réduisant, les rhums Clément ont crée un produit unique qui répondrait réellement à l'esprit de l'AOC. Léger et fin, il ne répond pas totalement au goût du consommateur traditionnel, sinon à celui qui voudrait connaître un rhum qui ne fasse pas trop mal.
En tout état de cause son arrivée sur la marché a bouleversé quelques habitudes, et introduit une notion nouvelle de production que les autres distillateurs ne savent comment reproduire sans en faire un plagiat.



Le rhum vieux
Jusqu'aux années vingt, le rhum agricole martiniquais était exclusivement blanc. Distillé il était conservé dans des foudres de chêne de deux mille litres, en attendant la consommation. Sous l'impulsion de visionnaires comme Jacques Bailly, Victor Depaz, Homère Clément naît le rhum vieux martiniquais. Après distillation, le rhum selon la loi du 19 août 1921, conservé pendant trois ans au moins dans des fûts de chêne du Limousin (Martinique) ou reconstitués à partir d'anciens fûts à whisky ou bourbon américain (Guadeloupe), de deux cent litres au maximum. Mais la durée varie selon la gamme, de 4 à 6 ans, et même 10 ans pour les millésimes. C'est la technique du Cognac.



Le rhum paille
C’est le fruit d'un aléa économique. Dans les années cinquante, une mévente devait entraîner une conservation de plus d'un an de la production de rhum blanc, dans les foudres. Au sortir, l'alcool était carrément marron. Ce n'était plus du rhum blanc, et comme il n'avait pas séjourné en tonneau, il ne pouvait légalement être appelé "vieux". Mais il fallait le vendre. On l'a d'abord appelé « ambré», puis "paille". Il avait la couleur du vieux souvent le même goût, mais ce n'était pas du vieux. Le public l’adore et depuis ce jour, la majorité des distillateurs font du rhum paille. Son vieillissement dure environ 12 mois en fût de chêne.

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