la Canne à sucre

La canne à sucre est la seconde activité agricole de l'île, avec une contribution très importante en terme social.
L'unique usine de raffinage sucrière, dite du Galion, extrait le sucre de la canne et le commercialise sur le marché local.

En 2004, la Martinique ne comptait plus que 8 distilleries et une sucrerie.
Depuis la fin des années 80, la production de canne à sucre s'est stabilisée autour de 200000 tonnes. malgré les pluies exceptionnelles, la campagne 2004 s'est soldée par la livraison de 222700 tonnes de cannes soit 23% de plus qu'en 2003, mais de moindre qualité.
Les excès d'eau ont entrainé le classement de la Martinique en zone sinistré, ouvrant droit aux planteurs à une indemnisation.
Au cours de la campagne 2004, l'usine du galion a broyé 92064 tonnes de cannes, soit 20.5ù de plus que l'année 2003. La production de sucre a néanmoins enregistrée un repli de -20% (4140 tonnes contre 7 234 tonnes de sucre en 1997) compte tenu de la faible teneur en sucre de la canne dûes aux pluies.
Les 3/4 de la production sont écoulés localement. Toutefois, elle nepermet pas de satisfaire la demande locale de 15000 tonnes, le solde étant couvert par l'importation.

En 2005, la récolte de la canne à sucre représente 13,7 % de la surface agricole utilisée dans les exploitations agricoles, soit 3 600 hectares, en hausse de 9,4 % sur un an. Le département compte 277 planteurs, dont 185 orientés vers les distilleries agricoles et 92 vers la sucrerie Saem du Galion. La production de cannes destinées à la sucrerie se concentre dans les communes du Lamentin, de Rivière-Salée, du François, du Robert et de Trinité. Cette filière emploie 13 % de la population active agricole, soit 1 614 personnes, dont 50,4 % de salariés permanents et 26,4 % de saisonniers.
Depuis quelques années, la culture de la canne se caractérise par une mécanisation croissante de la production, notamment avec l’introduction des « récolteuses », ainsi que par une extension des surfaces agricoles. Les grandes exploitations (50 hectares et plus) exploitent près des trois quarts de la SAU (73,4 %) alors qu’elles ne représentent que 6,2 % des exploitations cannières.

En 2006, selon le Centre technique de la canne à sucre (CTCS), la campagne sucrière a pâti des mauvaises conditions climatiques des années précédentes.
En 2006, le volume de production atteint le plus faible niveau de ces dix dernières années : 165096 tonnes de cannes ont été broyées (- 21 % par rapport à 2005), soit un résultat en deçà du potentiel agricole qui s’établit à 230 000 tonnes. Les distilleries ont broyé la majorité de la production, soit 105476 tonnes, en recul de 16,6 % sur un an. Les sucreries ont manipulé 59 620 tonnes de cannes (-28 %).
Toutefois, la qualité de la canne s’avère meilleure que les deux années précédentes.
La richesse de la canne51, en s’élevant à 13,88 g (contre 11,22 g en 2005), retrouve quasiment son niveau de 2003. Le coefficient de paiement - à savoir la quantité de sucre cristallisable pouvant être extraite de la canne servant de référence au paiement des planteurs – atteint le plus haut niveau de ces dix dernières années pour s’établir à 9,65 (contre 7,61 en 2005).
En 2006, l’usine du Galion a produit 4 073 tonnes de sucre, pour un coût de production estimé à 1,29 euro le kilo (contre 1,34 euro en 2005).
En Martinique, la consommation de sucre en 2006 est estimée à 14 000 tonnes, dont 6 000 tonnes de sucre roux et 8 000 tonnes de sucre blanc provenant principalement de l’hexagone.
Ainsi, le sucre du Galion est écoulé majoritairement sur le marché local, avec près de 75 % des ventes destinées au marché de bouche et 25 % au marché industriel.
Le sucre de bouche est vendu à 1,05 euro le kilo et le sucre industriel à 0,80 euro le kilo par la sucrerie.

Sources :
la Canne à sucre