[pe2-image src= »https://lh5.ggpht.com/-gWX8TCUqJmM/Uind5HnnOBI/AAAAAAAAOPM/xZjPXrU9L10/s144-c-o/Palais%252520de%252520Justice-1.jpg » href= »https://picasaweb.google.com/117645466339110471688/BasseTerre#5920507158522705938″ caption= »Palais de Justice » type= »image » alt= »Palais de Justice-1.jpg » ]

Huitième volet de notre série sur l’Architecture Créole, les Bâtiments publiques, plus précisément les Bâtiments Administratifs.

La dénomination bâtiments publics comprend les bâtiments militaires, administratifs, commerciaux et religieux.
Dans le passé, l’organisation urbaine mettait en scène le bâtiment public dans son rôle symbolique très puissant avec un rôle social majeur.
Un bâtiment public est indissociable de l’idée de permanence, et de celle de son inscription. Il est enraciné dans un lieu et va peut-être subir des transformations, des altérations d’usages. Mais il se situe avant tout dans un contexte. Même s’il a vocation à évoluer, à être approprié, à être redéfini, il doit avoir cette ambition de persister au-delà des modes, au-delà de l’instant, indifférent à la différence. La ville est fabriquée par les bâtiments publics.
Issus de la tradition ou de l’histoire, les bâtiments publics ont toujours constitué un fait majeur dans la ville. Qu’il s’agisse en tout premier lieu, de l’hôtel de ville, centre de gestion de la cité, de bâtiments militaires ou de justice, d’universités ou d’hôpitaux, etc…, l’enjeu urbain des bâtiments publics n’est plus à démontrer.

Les équipements administratifs, Préfectures, mairies, écoles, hôpitaux civils, bureaux de poste, tribunaux, prisons… , se sont multipliés tout au long des siècles, avec la place considérable que prenait les territoires coloniaux.
C’est sur la période du XVIIIème au XXème siècles, avec la multiplication des fonctions administratives que l’histoire, nous a légué la plus grandes diversités de bâtiments empreints de l’architecture coloniale, créole et contemporaine.

Le premier hospice civil de Fort-de-France fut bâti en 1793, puis reconstruit en 1850. Mais il fut détruit en 1890, par un incendie.
A cette époque, il fut décidé de le rebatir à l’extérieur de l’agglomération.
Reconstruits entre 1897 et 1899, l’ancien hôpital civil formait un ensemble de longs bâtiments en bois, à galeries périphériques. Ils furent désaffectés en 1984. Suite à son abandon, le bâtiment fut dépecé et démoli.

En Guadeloupe, la Sous-Préfecture de Pointe-à-Pitre située Place de la Victoire est un édifices daté du XIXème siècle. Il est formé par un corps de caserne composé d’un logis central prolongé par deux ailes. Le bâtiment fut bâtien maçonnerie, brique et pierre calcaire; agrémenté d’une galerie de circulation composée de colonnes en fonte, placées sur la façade Est de l’édifice. …