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le Marin

Blason MarinSitué sur la côte ouest de la Martinique, tapie au fond d’une splendide baie en cul-de-sac de 3,5km de profondeur et à deux pas des plus belles plages de l’île.
La commune du Marin est l’un des plus ancien site habités de la Martinique. En 1664, lors du premier dénombrement de l’île ordonné par Colbert, elle figurait sous le nom de « Cul-de-sac de Saint-Etienne du Marin  » avec 199 habitants. A l’origine, la paroisse, qui englobait le quartier de Sainte-Anne, était bornée au nord par la Rivière Pilote, et au sud par la pointe des Salines. (qui est depuis passée sous le giron de la commune de Sainte-Anne). En 1673, les anglais brûlèrent la chapelle et le bourg, ravageant les plantations et les troupeaux. Vers 1700, le bourg est reconstruit. Vers 1717, 60 hommes de la milice du Marin, sous la conduite de leur capitaine Henry Saint-Amour, participent au fameux Gaoulé (révolte) du Diamant, qui a pour conséquence l’arrestation et le renvoi en France du gouverneur et de l’intendant. En 1728, le quartier de Sainte-Anne obtient son indépendance, et est détaché de celui du Marin. (La commune de Sainte-Anne récupère en partant les plus belles plages de l’île). Le petit port du Marin fut doté en 1731 d’une lieutenance royale et devint le chef-lieu d’un des quatre départements de l’île. Le 14 janvier 1759 une attaque anglaise fut repoussée. Le comte d’Ennery, posa la première pierre de l’église du bourg du Marin. Selon nos historiens locaux, l’autel de l’église était destiné à la cathédrale de Lima (Pérou), mais le navire qui le portait fit naufrage sur les côtes du cap, à l’est du Marin.
Au XVIII ème siècle, le Marin est surtout une ville commerçante, et s’est tournée vers le commerce maritime. Au XIXème siècle, le Marin fut le théâtre de combats navals entre français et anglais. Girardin de Montgérald, commandant du quartier de Sainte-Anne, et Mondésir Bonnier, commandant le Marin, mirent les anglais en déroute. (Depuis deux quartiers du Marin portent leurs noms). La situation de l’agriculture au quartier du Marin se dégrade, en partie à cause de l’exode massif des royalistes pendant la révolution. En 1839, le Marin fut érigé en commune, un conseil municipal fut élu par des électeurs censitaires (qui avaient les moyens de payer !). Le premier maire fut Jean-Baptiste Pelet de Lautrec qui fut remplacé 3 ans plus tard par Valcourt Duquesnay. Le maire de l’époque à su éviter avec doigté les troubles consécutifs à l’abolition de l’esclavage (1848). Vers 1868, se développe au Marin une véritable industrie du travail du bois. En 1869, construction de l’usine du Marin, qui remplaça les 120 usines sucreries du sud-est de l’île. C’est près de l’usine du Marin, qu’en 1871 se déroula l’incident qui fut à l’origine de « l’insurrection du Sud ». Un conflit de classe et de couleur qui dégénéra. Plusieurs habitations brûlèrent du côté de Rivière Pilote, et comme il était d’usage à cette époque, le mouvement fut écrasé dans le sang par le gouvernement de la IIIéme République. En 1974, les difficultés du monde agricole provoque la disparition de l’activité cannière. Dans les années 70-80, un nouvel essor est donné au Marin avec l’accession au rang de sous-préfecture et la construction de la marina.
Aujourd’hui, La population de la sous-préfecture du Marin est de 7344 Marinois, sur un superficie de 3154 hectares.
De nos jours, l’économie du Marin est largement tournée vers le tourisme et plus particulièrement vers la plaisance grâce à sa marina de plus de 700 places et ses nombreux services annexes.
Le Marin est avec sa voisine du Sud, Sainte-Anne, l’une des deux seules communes de l’île à avoir une façade Caraïbe et une façade Atlantique. Dans le bourg, vous découvrirez l’église classée, de style jésuite et ses petite ruelle menant à la marina.
Son port de plaisance, ses sites naturels diversifiées et les magnifiques plages environnantes de Anse Macabou, Cap Macré, Cap Ferré ou Cap Chevalier constituent des atouts qui font la force du Marin, assurent son succès auprès des visiteurs et lui ont permis d’obtenir la label « Station Voile ».
Enfin Le Marin, c’est aussi une important Festival Culturel en août.

Code Postal : 97290

A voir, A faire :

l’Église Saint-Etienne
Inscrit à l’inventaire des sites et Monuments Classés,en 1987. L’église Saint-Etienne est l’un des lieux de culte les plus visité. Érigée à l’initiative du père capucin, Jean DE COUTANCES, les travaux débutèrent à la fin du XVIIéme siècle pour s’achever vers 1766.Construite en pierre de taille, la façade de style « jésuite » est ornée de deux ordres toscans superposés, le dernier couronné par un fronton triangulaire. au dessus de la porte d’entrée, logé dans une niche, Saint Etienne veille. L’édifice religieux se singularise par l’emplacement de son clocher et de son beffroi en bois d’inde provenant du Morne-Gommier. L’intérieur, la voûte œuvre des charpentiers de marine, évoque la carène d’un bateau. Au bout de la nef, le maître-autel, près duquel est enterré le père fondateur, retient l’attention. Véritable joyau de l’édifice, en marbre blanc incrusté de marbre de couleur, il présente un bas relief où sont sculptés les personnages de la Cène. La légende raconte que cet ouvrage, promis à la cathédrale de Lima, fut embarqué sur un navire qui fit naufrage sur les côtes du cap, à l’est du Marin. En réalité, le maître-autel est acheté grâce à un leg de 6000 livres, fait par Monsieur François Cornet, lequel avait déjà offert à la paroisse deux statues : celle de la vierge portant l’enfant et celle de Saint-Etienne.

l’Habitation Montgérald
Habitation de trois maires du Marin.

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