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la Soufrière

un Volcan

Au début

La Soufrière est l’un des neuf volcans actifs de l’arc des Petites Antilles. On trouve une quinzaine de volcans vivants dans l’arc des Petites Antilles dont entre autres, la Soufrière de Guadeloupe, la Montagne Pelée de Martinique, la Soufrière Hills de Montserrat, la Soufrière de Saint-Vincent, le volcan sous-marin de Kick’em Jenny, Mt. Misery de Saint-Kitts, et Wotten-Waven et Mornes Patates en Dominique.

Elle appartient à un ensemble volcanique récent situé dans la partie sud de la Basse-Terre.

La Soufrière de Guadeloupe est un volcan vivant. Compte tenu de son passé éruptif, un volcan vivant reste susceptible de rentrer en éruption magmatique sur une échelle de temps humaine (sur l’année, la décennie, le siècle, voire le millénaire). Ces périodes d’inactivité magmatique ou phréatique peuvent très bien excéder la période dite historique, pour laquelle on est susceptible d’avoir des témoignages écrits, qui caractérisent la région dans laquelle il se trouve.

Un volcan vivant mais endormi ne se caractérise pas systématiquement par une activité fumerollienne persistante (émanations de vapeur et de gaz volcaniques).

L’ensemble volcanique de la Soufrière est constitué de deux ensembles juxtaposés :

- Le volcan composite de la Grande Découverte dont l’activité principale est représentée par la Soufrière sensu-stricto.

- L’ensemble éruptif de la Madeleine situé au sud-est du précédent et de dimension plus modeste.

L’édification du volcan composite de la Grande Découverte peut être subdivisée en trois phases principales.

la Phase grande découverte

de 200 000 à 100 000 ans

La première phase, ou « phase Grande Découverte », correspond à la construction de l’appareil principal. Il est installé sur le flanc sud des pitons de Bouillante et du Sans Toucher. Cette première phase se traduit par une alternance d’épisodes laviques effusifs et d’ épisodes pyroclastiques. Elle se termine par la mise en place d’importants dépôts ponceux de plusieurs km3 dits de Pintade. Elle est responsable de la formation de la caldeira de la Grande Découverte dont seul reste visible le rempart nord.

la Phase Carmichaël

de 100 000 à 3 000 ans

La deuxième phase, ou « phase Carmichaël », est celle de l’édification du massif du Carmichaël à dominante lavique à l’intérieur de la caldeira de la Grande Découverte. Elle est suivie de la destruction sommitale du volcan par deux éruptions catastrophiques il y a 11 500 et 3 100 ans. Ces deux éruptions sont caractérisées par l’écroulement des flancs du volcan et par des explosions dirigées (blast) entraînant d’une part deux coulées de débris et, d’autre part, la formation de deux cratères en amphithéâtre : le cratère Carmichaël ouvert vers l’ouest et le cratère Amic ouvert vers le sud.

la Phase Soufrière

de 3 000 ans à nos jours

La troisième phase, ou « phase Soufrière », voit l’activité éruptive se localiser à l’intérieur ou sur les bordures du cratère Amic formé par l’épisode de la phase précédente. Trois éruptions magmatiques se succèdent : la mise en place du dôme Amic, la construction des cônes de scories de l’échelle et de la Citerne et l’éruption de 1440 qui donna naissance au dôme actuel de la Soufrière. Ce dernier a été, depuis cette date, le siège de nombreuses éruptions phréatiques dont les plus intenses ont eu lieu en 1797-98 et 1976-77.

la Première crise majeure

1956

Éruption phréatique sur quatre jours avec deux explosions en surface.

la Deuxième crise majeure

1976 – 1977

Éruption phréatique prolongée avec 26 explosions majeures entre le 8/07/76 et le 1/03/77 ; émanations de gaz acides, retombées de blocs et cendres et coulées de boue (juillet, septembre 76) et de très nombreux séismes ressentis ayant forcé l’évacuation entre le 15/08/76 et le 5/01/77 de 75000 personnes.

les Risques volcaniques en Guadeloupe de nos Jours

Les risques sont, à la Soufrière de Guadeloupe, dans l’ensemble de nature semblable à ceux de la Montagne Pelée. Si l’éruption de 1976-77 a été finalement bénigne, à part les conséquences de désordres humains et économiques, elle a fait prendre conscience aux pouvoirs publics de l’importance des réseaux de surveillance des volcans. Grâce à différents programmes de recherche, une meilleure connaissance géologique du massif de la Soufrière (Grande Découverte, Soufrière, massif de la Madeleine) et une reconstitution désormais plus précise de l’activité passée du volcan permettent de définir plusieurs grands types d’éruptions qui pourraient avoir lieu dans le futur.

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