Victorin Lurel

A venir

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Homme politique guadeloupéen appartenant au Parti socialiste. Né le 20 août 1951, à Vieux-Habitants en Guadeloupe. Marié. Un enfant.

Il est le Président du Conseil Régional de la Guadeloupe depuis 2004 et député de la 4e circonscription de la Guadeloupe depuis 2002.

Longtemps élu d’opposition au conseil municipal de Vieux-Habitants à partir de 1989, puis au conseil régional à partir de 1992, il entre au conseil général en 1994 et il en devient vice-président en 1998.

Il connaît ensuite une ascension fulgurante. Il devient maire de Vieux-Habitants en 2001 après avoir remporté les élections devant Aramis Arbau de 12 voix seulement, puis il est élu député en 2002 devant Philippe Chaulet avec 1 500 voix d’avance. En 2003, il est l’un des très rares qui s’est opposé au projet de nouveau statut pour la Guadeloupe. Lors du référendum du 7 décembre 2003, ce projet est rejeté par 75 % des électeurs .

Cette victoire du « non » ouvre la voie à sa candidature aux élections régionales de mars 2004. À la tête d’une liste de large union de la gauche, il remporte plus de 100.000 voix et devance de 30.000 suffrages Lucette Michaux-Chevry, président sortante (Objectif Guadeloupe, apparentée UMP), qui était en poste depuis 1992.

En février 2005, il démissionne de son poste de maire de Vieux-Habitants pour se mettre en conformité avec les dispositions législatives en matière de non-cumul de mandats. En avril, il conduit la liste de la majorité municipale sortante et gagne l’élection partielle dès le premier tour au profit de son premier adjoint, Georges Clairy.

En juin 2005, Victorin Lurel est désigné secrétaire national du Parti socialiste chargé de l’Outre-mer par le premier secrétaire François Hollande en remplacement d’Axel Urgin qui a mené campagne pour le non au référendum sur le projet de Constitution européenne du 29 mai, contre la direction du PS.

Le 1er juillet 2006, Victorin Lurel annonce sa démission de ce secrétariat national pour protester contre le non-respect par la direction du parti socialiste de son engagement à mieux représenter la « diversité » à travers les investitures pour les législatives de 2007 et en particulier les originaires de l’outre-mer (George Pau-Langevin, seule candidate domienne à Paris, non investie dans la 21e circonscription). George Pau-Langevin est finalement investie comme candidate. Il retrouve par la suite son poste.

En août 2006, il annonce officiellement qu’il soutient Ségolène Royal dans la course à l’investiture pour la candidature à l’élection présidentielle de 2007. Elle est finalement désignée en novembre en devançant Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Dès lors, il est nommé à son conseil politique et il occupe les fonctions de responsable et de porte-parole de la campagne de Ségolène Royal dans l’outre-mer.

Candidat à sa succession comme député de la 4ème circonscription, il est réélu le 18 juin 2007, au 2ème tour, face à Albert Dorville, alors maire de la commune de Trois-Rivières, sans étiquette, mais soutenu par la droite. Il obtient 15.830 voix, soit 52,58%. Lors de l’installation de la nouvelle Assemblée nationale, il devient l’un des quatorze vice-présidents du groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche composé de 187 membres et de 18 apparentés.

A l’issue des élections municipales et cantonales de mars 2008, Victorin Lurel demeure l’homme fort de la gauche guadeloupéenne grâce aux succès enregistrés par plusieurs candidats qu’il a soutenus personnellement comme Hélène Vainqueur-Christophe à la mairie de Trois-Rivières, Eric Jalton aux Abymes, Ferdy Louisy à Goyave, Jean-Claude Malo à Bouillante, et Georges Clairy, son successeur à Vieux-Habitants. Il a pesé pour favoriser la réélection de Jacques Gillot (divers gauche, apparenté socialiste) comme président du Conseil général, grâce au soutien du groupe Socialiste, républicain et citoyen (SRC), premier groupe de l’assemblée départementale avec 21 élus sur 40.

Quand s’engagent les débats internes en vue du Congrès socialiste de Reims prévu en novembre 2008, Victorin Lurel signe une contribution thématique sur les outremers intitulée « Les outremers, laboratoire d’idée pour la République ». Elle est signée par les principaux responsables du parti (François Hollande, Ségolène Royal, Martine Aubry, Benoît Hamon). Victorin Lurel, fidèle à François Hollande, signe la contribution de celui-ci, puis il rejoint la motion A constituée autour du premier secrétaire sortant et Bertrand Delanoë en se déclarant favorable à un large rassemblement incluant Ségolène Royal.

A Reims, Victorin Lurel, comme les principales fédérations d’outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Réunion), choisit de soutenir Ségolène Royal face à Martine Aubry pour l’élection du premier secrétaire du parti socialiste. Défaite d’extrême justesse au niveau national, Ségolène Royal l’emporte largement dans les outremers et, en particulier, en Guadeloupe où elle obtient 82% des voix. Les contestations portées sur les conditions des votes dans les outremers provoquent la colère du secrétaire national sortant et des militants socialistes ultramarins. Victorin Lurel quitte ses fonctions de secrétaire national. Au conseil national du 6 décembre, il n’est pas remplacé, le poste de secrétaire national demeurant « à pourvoir ».

Victorin Lurel est passionné par l’économie, le droit et la philosophie. Grand dévoreur d’essais et de journaux, il s’intéresse beaucoup à la politique américaine, en particulier à Barack Obama qu’il suit depuis son discours d’ouverture de la Convention démocrate de Chicago en 2004. Il a représenté le Parti socialiste français à la Convention démocrate d’investiture de Barack Obama du 25 au 29 août 2008 à Denver (Colorado).

Comme dirigeant socialiste, il est attaché à la modernisation de la social-démocratie et à sa nécessaire adaptation aux enjeux du développement durable.

Féru d’Internet, il est l’un des premiers hommes politiques guadeloupéens à avoir ouvert un blog et on peut également le trouver sur Facebook.

Lors des élection Présidentielles de 2012, il fut l’un des plus fervent soutien de François Holland,. Il a contribué et œuvré pour que François Holland obtient de très bons scores en Guadeloupe, avec 57% au premier tour et 71.93% au second tour.

Le 16 Mai 2012, il est nommé Ministre de l’Outre-Mer, succédant ainsi à Marie-Luce Penchard. Il sera confirmé dans ses fonctions le 21 Juin lors du remaniement ministériel du gouvernement Ayrault.

Mandats successifs :

  • Membre du conseil municipal de Vieux-Habitants (Guadeloupe) (du 20/03/1989 au 18/06/1995, et du 19/06/1995 au 18/03/2001)
  • 23/03/1992 – 31/12/1992 : membre du Conseil régional de la Guadeloupe
  • 28/03/1994 – 18/03/2001 : membre du Conseil général de la Guadeloupe
  • 16/03/1998 – 25/10/2002 : membre du conseil régional de Guadeloupe
  • 23/03/1998 – 18/03/2001 : vice-président du conseil général de la Guadeloupe
  • 19/03/2001 – 25/10/2002 : vice-président du conseil général de la Guadeloupe
  • Maire de Vieux-Habitants de 2001 à 2005.
  • Il est élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 4e circonscription de la Guadeloupe.
  • Il est réélu député le 18 juin 2007, pour la XIIIe législature (2007-2012), dans la 4e circonscription de la Guadeloupe.
  • Il est nommé Ministre des Outre-Mer, le 16 mai 2012.
  • Il est réélu dès le 1er tour, le 9 Juin 2012, député de la 4e circonscription de la Guadeloupe, avec 67,23 % des suffrages exprimés.
  • Il est renouvelé dans se fonction de Ministre des Outre-Mer, le 21 juin 2012.

Il fait partie du groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche dont il est l’un des vice-présidents.