le Vicomte de Rochambeau

Jean-Marie Donatien de Vimeur de Rochambeau

Jean-Marie Donatien de Vimeur de Rochambeau

Jean-Marie Donatien de Vimeur, Vicomte de Rochambeau est né le 07 Avril 1755.
Fils du Maréchal Jean Baptiste Donatien, de Vimeur, Comte de Rochambeau, illustre militaire connu pour avoir dirigé le corpsexpéditionnaire Français envoyé par Le Roi Louis XVI qui remporta la bataille de Yorktown sur les anglais et permis l’indépendance des États-Unis d’Amérique.

Jean Marie servit sous ses ordres comme capitaine au régiment d’Auvergne puis en Amérique. Maréchal de camp en 1791, il prit part à la campagne de 1792 qui défendit la jeune république sous les ordres du général Biron. Il fut envoyé à Saint-Domingue puis rapidement en Martinique dont il devint le Gouverneur. En 1793 il chassa les anglais, y établit les préceptes de la république naissante.

Les anglais revinrent en force en 1794 et il fut contraint de capituler avec les honneurs de la guerre, résistant jusqu’au bout devant plus fort que lui.
Les anglais rétablirent toutes les règles de l’esclavage. Il reste de cette époque une catégorie: les « libres Rochambeau ». Cette dénomination est portée encore après 1830 par des personnes nées bien après 1793-mars 1794, parce qu’elles ont un ascendant direct dont l’affranchissement a été accordé ou confirmé par le gouverneur ROCHAMBEAU.

Pour effacer les excès de 1793, les vainqueurs de 1794, prenant prétexte du fait que ROCHAMBEAU avait affranchi beaucoup d’esclaves combattant sans l’autorisation de certains maîtres et sans en payer la valeur aux autres (il avait laissé ce soin à la République), ont annulé toutes les libertés accordées sous son gouvernement, sans discernement. Le tri sera partiellement fait, généralement en payant la taxe,
au cours des vérifications opérées par les Britanniques aussi bien que par l’amiral VILLARET. Très sélectif, il a laissé un reliquat important, épongé seulement sous LOUIS-PHILIPPE.

Rentré en France, il reparti à Saint Domingue en 1796, comme gouverneur général
Il eut des démêlés avec les gouverneurs civils qui le firent arrêter et renvoyer en Europe comme prisonnier, emprisonné à Bordeaux il fut libéré sur ordre du Directoire.
Il participe à la campagne du Tyroll avec l’armée d’Italie commandée par Bonaparte en 1800.

Sous les ordres du général Leclerc il revint à Saint-Domingue, il y déploya beaucoup d’énergie.
A la mort de celui-ci, il commanda le corps expéditionnaire qui a été décimé par la Fièvre Jaune qui en 9 mois tua plus de 62 000 personnes. C’est au cours de cette période très difficile pour les troupes françaises que des attitudes très dures envers les rebelles à l’autorité de la France qu’il représentait ont été attribuées au Général de Rochambeau et ont forgé sa réputation « d’esclavagiste sans pitié » à Saint-Domingue. Le 28 nov 1803 il dut évacuer Le Cap, dernier réduit des forces françaises et se rendre aux anglais coalisés avec les noirs.

Emmené en captivité en Angleterre, il s’opposa sans cesse à ses geôliers (il avait pour habitude d’apparaître et parader en uniforme Français chaque fois qu’il avait connaissance d’une victoire française) il y restera jusqu’en 1811, Baron d’empire en juillet 1813, vainqueur à Siebeneken en août, officier de la légion d’Honneur en Septembre, il est blessé à mort le 18 octobre à la bataille de Leipzig, où il décède le 20 octobre 1813.

Au total, il fut plus souvent à la peine que chargé d’honneurs et doit être
compté parmi les plus fidèles serviteurs de la France dont il connut trois régimes: la royauté, la république puis le directoire et l’empire qu’il servit chacun avec autant de ferveur.

Avec l’aimable collaboration de Bertrand de Rochambeau