↑ Retour à Traditions

le Damyé

Au rythme du tambour et des ti-bois, deux majors s’affrontent dans un combat sans merci dans le cercle formé par les spectateurs.

Le danmyé tire ses origines des danses initiatiques africaines plus particulièrement le N’golo.
Le ladja demeure encore aujourd’hui un des derniers actes de marronage, permettant à l’homme antillais d’affirmer son identité en luttant contre la domination culturelle anglo-saxonne .
Connu sous l’appellation de Danmyé , Ladja , cocoyé ou encore rond poing ,cet art martial marie les frappes et les saisies.
Le tambour a un rôle de dopant naturel. Il est aidé dans sa tâche par un chanteur et des chœurs. Ils représententle monde sonore  » tambou – ti bwa -lawa  »

Le damyé est composé de :

Musique traditionnelle avec tambour et ti-bois :
Le tambouyé rythme le combat et ses différentes phases (appel des majors, début du combat, coups portés, etc). Selon sa façon de jouer (plus ou moins fort), le tambouyé peut avantager un des combattants.

Chants :
Comme le tambouyé, le chanteur peut chanter en faveur d’un des lutteurs. Dans ces paroles, souvent improvisées, il raconte des faits concernant les lutteurs et incite à combattre.

Combat :
A l’intérieur d’un cercle formé par les spectateurs, deux hommes s’affrontent dans un combat sans merci qui peut aller jusqu’à l’extrême.

Les combattants, les champions, du fait de leurs nombreuses et éclatantes victoires étaient appelés « major ». Chaque habitation, puis, chaque commune avait son major. C’était une personne respectée, défendant en général les plus faibles.

Un major lance un défi à un autre major et si l’autre accepte, il y a un damyé. C’est une attraction pour les populations qui se déplacent en masse et en rapport avec la popularité des majors pour assister au spectacle.

Avant de combattre, le major, un homme fort et souple, se prépare physiquement et mentalement. Souvent, il fait appel à un quimboiseur et à la magie noire pour se protéger des maléfices et vaincre l’adversaire.