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les Distilleries

L’histoire du rhum débute vers 1640, les premières eaux-de-vie de canne apparaissent sur l’île de La Barbade, alors possession anglaise.
Dans les colonies françaises, il faut attendre « l’Histoire générale des Antilles » (Père du Tertre, 1667) pour avoir la première description de la fabrication de l’alcool de canne. Un autre ecclésiastique, le père Labat perfectionna le processus de distillation avec ses alambics.
L’amélioration de la qualité, grâce aux progrès techniques et le partage du marché mondial du sucre entre les deux puissances coloniales, France et Angleterre, profita largement aux producteurs de rhum guadeloupéens.
A la fin du XIXème siècle, le rhum des colonies connu son âge d’or, la Martinique qui devint premier producteur du monde.

La distillerie Longueteau, du Domaine Espérance Bélair, à Capesterre Belle-Eau est un bel exemple de l’architecture industrielle rhumière des Antilles.
Vers 1895, Henri Longueteau transforma l’ancienne sucrote en distillerie, pour y produire ce qu’on appelait à l’époque le « rhum z’habitants ».
Flanquée au cœur des champs de canne qui paraissent s’étendre jusqu’à la mer, les palmiers royaux bordent d’une haie d’honneur l’entrée du Domaine du marquisat. En contrebas on emprunte à pied, un petit chemin menant à la distillerie, d’où s’élèvent depuis plus d’un siècle, le crissements plaintifs des engrenages de l’usine.
Un panache blanc couronne la cheminée avant de se dissiper dans le ciel bleu. La distillerie Longueteau est la plus ancienne de la Guadeloupe, encore en activité. Elle est bâtie sur une structure métallique, couverte par un toit de tôle, en contre bas de l’habitation posée sur un morne, au plus près des champs de canne à sucre.
La distillerie conserve son fonctionnement d’il y a plus d’un siècle, c’est grâce à la vapeur produite par la combustion de la bagasse, qu’est actionné un vieux piston centenaire entrainant les immenses roues et chaines d’approvisionnement.

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