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l’Histoire de l’esclavage en Martinique

le 8 Janvier 1455
Le pape Nicolas V délivra la bulle Romanus Pontifex au Roi Alfonso V du Portugal. Cette bulle concéda au roi la faculté pleine et entière d’attaquer, conquérir et de réduire tous les Sarrasins, païens et autres ennemis du Christ en servitude perpétuelle.

1635
La compagnie des îles d’Amérique, organisation marchande française, est créé sous l’impulsion du Cardinal de Richelieu.

1640
Un édit du Roi interdit la mise en esclavage des indiens Caraïbes, pour des raisons stratégiques.

1642
Louis XIII autorisa l’esclavage avec obligation d’instruire dans la religion catholique et de convertir au christianisme les esclaves.

Mai 1643
La Pentecôte voit l’arrivée des premiers esclaves africains sur la sol guadeloupéen.

1664
Le Roi de France, Louis XIV, verse à la compagnie du Sénégal, des primes pour chaque tête d’esclave introduite en Martinique.

le 28 Mai 1664
Jean-Baptiste Colbert fonda la Compagnie des Indes occidentales, qui comprenait les Antilles, la Guadeloupe, la Martinique et la partie occidentale de Saint-Domingue, afin de stimuler le commerce.
Il créa également quatre autres compagnies, celle des Indes orientales, celle du Nord, celle du Levant et celle du Sénégal.
L’île de Gorée, au large de Dakar (Sénégal), devint l’un des lieux de concentration de la traite française.

1674
La Compagnie des Indes occidentales est dissoute, l’île est désormais directement attachée au pouvoir royal et devient colonie du royaume.
Le Roi met en place un gouvernement militaire unique pour les colonies de la Caraïbe, qui réside en Martinique.
Louis XIV rend la traite libre sur tout le territoire africain.

1676
Louis XIV participe personnellement au trafic d’esclave par le biais d’un traité passé avec Jean Oudiette.

1682
Colbert nomme une commission pour faire des propositions sur le statut des esclaves et le vide juridique dans lequel ils évoluent. Cette commission fut mise en place suite aux problèmes de rébellions d’esclaves, rencontrés dans les colonies.

Mars 1685
Le Code Noir, est promulgué à Versailles, par Louis XIV.
Colbert, ministre des Finances, à l’initiative du projet décéda entre-temps sans avoir vu aboutir les travaux de sa commission.
Charles de Courbon, comte de Blénac et Jean-Baptiste Patoulet firent parti des rédacteurs de la commission. Ils s’inspirèrent des pratiques esclavagistes des Espagnols en terre d’Amérique.
Le Code se compose de soixante articles qui gèrent la vie, la mort, l’achat, la vente, l’affranchissement et la religion des esclaves.
Il donne un statut spécial et légal au système sur lequel repose l’économie de la colonie.
Les esclaves sont définis comme des biens mobiliers, certains sévices sont interdits tandis que d’autres sont institutionnalisés.
Sur le plan des institutions locales, l’administration des colonies est marquée par la suprématie de l’autorité militaire, qui, en raison de l’éloignement de la France, concentre en son sein l’ensemble des pouvoirs.

le 3 Juin 1712
Une ordonnance renouvela les prescriptions sur la nourriture et l’entretien des esclaves et porta :

« interdiction aux maîtres d’appliquer la torture ».

Janvier 1716
Le Gouvernement autorise le commerce négrier aux armateurs de Saint-Malo, Bordeaux, Rouen et la Rochelle. Le commerce triangulaire se met en place.
Le rythme des voyages fut de 55 à 69 par ans au début.

1724
Sous le règne de Louis XV, le Code Noir fait l’objet d’une révision spéciale pour la Louisiane. Ce nouveau Code Noir rend difficile l’affranchissement d’un esclave.

1737
Les esclaves affamés et souffrant se révoltent. La répression fut brusque et sans pitié, les meneurs furent pendus.

1754
En cette année, on compte 10538 blancs et gens libres, contre 45653 esclaves, soit 56191 habitants.

1774
Le Roi du Dahomey (actuel Bénin, appelé également « Côte d’esclaves) protesta de la qualité médiocre des armes que l’on lui échangeait contre des esclaves.

le 9 Août 1777
Une déclaration du Roi renouvelle l’interdiction d’amener dans le royaume aucun esclaves noirs, mulâtres, ou autres gens de couleurs, de l’un ou l’autre sexe, sous peine de 3000 livres d’amende, et de renvoyer aux colonies les noirs et mulâtres qui se trouvent dans le royaume.

1778
La Martinique est composée de 80.000 esclaves pour 12.000 Blancs et de 3.000 Noirs ou Mulâtres libres.

le 9 Février 1779
Un règlement fit interdiction expresse aux gens de couleur libres de s’habiller comme des blancs.

le 6 Novembre 1782
Une ordonnance du Roi vint interdire, aux curés et officiers public de qualifier aucunes personnes de couleur libres du titre de « sieur et de dame ».

1785
Cette année, fut l’année du triste record de 100 voyages négrier.

le 19 Février 1788
A Paris, est créé la Société des Amis des Noirs.
Dont font partis les marquis de Mirabeau, de Lafayette et de Condorcet, l’Abbé Gégoire, Étienne-Charles de Loménie de Brienne, le duc Dominique de La Rochefoucauld, Olympe de Gouges, Louis Monneron, Léger-Félicité Sonthonax et Jérôme Pétion de Villeneuve.
Elle fut dirigée par Jacques Pierre Brissot et présidée par Étienne Clavière.

Aout 1789
Les esclaves alliés à des « libres de couleur » tentent une insurrection dans la ville de  Saint-Pierre, en soulevant les ateliers.

« Souvenez-vous que nous, Nègres, tous tant que nous sommes, nous voulons périr pour cette liberté ; car nous voulons et prétendons de l’avoir à quelque prix que ce soit… Est-ce que le Bon Dieu a créé quelqu’un esclave ?… À la faveur des coups nous l’aurons, car nous voyons que c’est le seul moyen d’en venir à bout. Il en sortira avant peu, si ce préjugé n’est pas entièrement anéanti… des torrents de sang… »
« …Tous les esclaves, d’une voix unanime, ne font qu’un cri… pour réclamer une liberté qu’ils ont justement gagnée par un siècle de souffrances et de servitude ignominieuse. Ce n’est plus une nation aveuglée par l’ignorance qui tremblait à l’aspect des plus légers châtiments. Ces souffrances l’ont éclairée et l’ont  déterminée à verser jusqu’à la dernière goutte de son sang plutôt que de supporter davantage le joug honteux de l’esclavage, un joug affreux blâmé par les lois, par l’humanité, par la nature entière, par la Divinité… ».

Source : revolution-francaise.net

le 26 Aout 1789
Proclamation de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen.

« Tous les hommes naissent libres et égaux en droits. »

A cette époque, les Antilles portaient 700000 esclaves, dont la Déclaration remettait en cause le fait de leur captivité et de leur servilité.

Septembre 1789
La révolte de Saint-Pierre est réprimée dans le sang.

le 22 Octobre 1789
La Société des Amis des Noirs présente les doléances des gens de couleur de Saint-Domingue. L’esclavagiste Gouy d’Arsy sollicita louis XVI afin qu’il interdise les séances de la Société des Amis des Noirs, ce dernier lui donna en réponse un fin de non recevoir, en ces termes :

« Ces pauvres noirs ont-ils des amis en France ? Tant mieux, je ne veux pas interrompre leurs travaux. »

le 12 Mars 1791
Les quatre commissaires arrivé en Martinique sont vus par le Gouverneur de Clugny, qui parvint à obtenir leur confiance.
A son retour en Guadeloupe, le Gouverneur de Clugny est marqué par des excès de l’oligarchie locale et par la troupe. Quelques embryons de soulèvements d’esclaves, en Grande-Terre et à Marie-Galante, furent étouffés violemment, avant même d’avoir manifesté quelconque exactions.

le 11 Mai 1791
Lors de la séance de l’Assemblée Constituante, le député abolitionniste Viefville des Essarts aborda de front le sujet de l’esclavage.

15 Mai 1791
L’Assemblée Constituante décréta que les gens de couleurs, nés de pères et de mères libres, et ayant les qualités requises, jouiraient des droits des citoyens actifs et seraient admis comme les blancs, dans les assemblées paroissiales et coloniales.

le 24 Septembre 1791
L’Assemblée Constituante décida que la mise en application du décret du 15 Mai et le droit de régler la condition des gens de couleur était dévolu aux Assemblées Coloniales. Cette décision offensa gravement Condorcet, membre de la société des Amis des Noirs.

le 24 Mars 1792
L’Assemblée Législative émit un décret stipulant que l’on procéda sur le champ à la réélection des Assemblées Coloniale et des Municipalités. Quatre commissaires furent nommés pour les Îles du Vent, avec le pouvoir de ramener l’ordre et la paix par tous les moyens.

le 28 Mars 1792
Sur le rapport de Gensonné, l’Assemblée législative établit les droits politiques des Libres et décide que les colonies auront des députés, élus par leur assemblée coloniale (loi du 4 avril 1792). Cette décision renforce les dispositions prisent en mai 1791, amenant ainsi les blancs et les gens de couleurs libres à l’égalité politique.
Assemblée Nationale

le 11 Août 1792
L’Assemblée Législative supprime la prime d’encouragement à la traite, accordée par le Roi Louis XVI, en 1784.

le 1er Décembre 1792
Le capitaine Lacrosse chargé d’apporter aux Îles du vent, les changements venus de France, ne peut débarquer en Martinique. Il se dérouta alors, sur l’île de la Dominique. Où, il y trouva de nombreux patriotes exilés par le Gouverneur d’Arrot et l’Assemblée Générale Coloniale.

le 4 Février 1794
le 16 pluviôse an II, à l’initiative des dantonistes, l’abolition de l’esclavage est votée par la Convention.

le 23 mars 1794
Malgré la défense organisée par Rochambeau, la Martinique capitule face aux Anglais. C’est le début de l’occupation anglaise.

le 9 Novembre 1799
Coup d’État du 18 brumaire an VIII, Napoléon Bonaparte prend le pouvoir.

le 13 Décembre 1799
Les colonies ne sont plus représentées au Corps législatif.

Art. 31 :
« Le Corps législatif est composé de 300 membres (…) ; il doit toujours s’y trouver un citoyen au moins de chaque département de la République ».
Art. 91 :
« Le régime des colonies françaises est déterminé par des lois spéciales ».

le 18 Février 1802
En France, la loi interdit les mariages mixtes.

Le 25 Mars 1802
Le traité d’Amiens rend la Guadeloupe et la Martinique, à la France.

le 20 Mai 1802
Napoléon Bonaparte qui dirige la France et l’Empire colonial, rétablit l’esclavage et la traite des noirs conformément aux lois de 1789.

le 2 Juillet 1802
Un arrêté renouvelle la déclaration royale de 1777, interdisant le territoire continental aux individus de couleur et l’aggravant par la peine de la déportation.

le 16 Juillet 1802
La loi du 4 février 1794 qui avait abolit l’esclavage est abrogée par l’arrêté consulaire émis ce jour.

Extrait de l’arrêté :
« La colonie de la Guadeloupe et dépendances sera régie à l’instar de la Martinique, de Sainte-Lucie, de Tobago et des colonies orientales, par les mêmes lois qui y étaient en vigueur en 1789″.

le 19 Février 1803
Un arrêté met en vigueur dans les îles, le Code de la Louisiane. Un article de ce code interdit le mariage entre blanc et noir.

1814
Lors du congrès de Vienne, le Pape Pie VII interdisa aux ecclésiastiques et laïcs de soutenir sous aucuns prétexte le commerce négrier. Lançant ainsi une nouvelle orientation anti-esclavagiste de l’Église.

le 8 Février 1815
Lord Castlereagh, au nom de l’Angleterre, fit signer aux représentants français, ainsi qu’à d’autres représentants de divers pays, réunis au congrès de Vienne, l’abolition de la traite des esclaves, comme « contraire aux principes d’humanité et de morale universelle ».

le 29 Mars 1815
Napoléon décrète l’abolition de la traite négrière, en application du traité de Paris.

le 18 Mars 1819
Une Ordonnance royale interdit aux noirs de porter des chaussures.

le 25 Avril 1827
Une prescription est faite aux tribunaux, d’agir sévèrement contre ceux qui se livrent à la traite.

le 2 Novembre 1830
L’affranchissement moral de la classe des gens de couleur libres est promulgué; abolissant les règlements qui leurs ôtaient les droits de citoyen, en les assimilant pleinement à la classe blanche.

le 8 Mars 1832
Une loi déclara libres, les noirs qui seraient trouvés à bord de navires négriers.

le 12 Juillet 1832
La Loi simplifia les formalités pour l’affranchissement des esclaves.

le 24 Avril 1833
Publication de la charte coloniale, à l’instigation de Victor Schoelcher et des anti-esclavagistes.

le 30 Avril 1833
Par ordonnance royale, la France abolie les peines de la mutilation et de marquage des esclaves.

le 31 Décembre 1835
La population de la Martinique  s’élevait à 1 16031 individus, dont 37 955 libres et 78 070 esclaves.

le 29 Avril 1836
Une ordonnance stipule qu’un habitant des colonies amenant en France, avec lui un esclave de l’un ou l’autre sexe, celui-ci serait affranchi selon l’ordonnance du 12 Juillet 1832. La même ordonnance indiquait les noms et prénoms à donner à ces esclaves libérés.

le 9 Février 1838
Le député De Passy proposa à la chambre des députés, une loi relative à l’affranchissement des esclaves qui naîtrons à l’avenir dans les colonies françaises. Elle fut rejeté sous le prétexte de jeter dans la société, des gens n’ayant connu la liberté que par le désœuvrement où ils auront vécus. les conduisant ainsi à la délinquance pour survivre.

le 11 Juin 1839
Une ordonnance royale impose le recensement de tous les esclaves des colonies.

Décembre 1839
Le Pape Grégoire XVI dans le « In Supremo Apostolatus Fastigio » condamna fermement et clairement la traite négrière, la qualifiant d’inhumaine.

1840
Le patronage des esclaves fut institué. Une autorité judiciaire était chargée de vérifier qu’aucun sévices ne soit infligé aux esclaves. Victor Schoelcher constata des limites au patronage. Puisque malgré les visites obligatoires des officiers judiciaires, les esclaves étaient toujours illégalement et atrocement traités, sans que ceux-ci n’interviennent.

le 14 Mai 1844
Le gouvernement présenta à la chambre des pairs, un projet de loi amendant celle du 23 Avril 1833, et attribuant aux tribunaux les manquements aux soins, à l’entretien et, la consommation de violence et de cruauté envers les esclaves. La chambre des pairs y ajouta le rachat forcé, le droit à l’instruction et au culte, la durée de travail, l’observation du repos Dominical et le droit à la propriété mobilière.

le 18 Juillet 1845
Le projet de loi du 14 Mai 1844 est adopté.

les 18 et 19 Juillet 1845
Les lois dites lois Mackau sont votées. Elles modifient, à priori, en profondeur le régime des esclaves. Mais l’article 5 de la loi, prescrit aux affranchis l’obligation de contracter un engagement de travail. Victor Schoelcher dénonce rapidement leur contournement.

le 31 Octobre 1845
Le Gouverneur Layrle prit ses fonctions. Le recensement de cette année, portait la population à 129109 habitants, dont 41357 gens libres et 87752 esclaves.

le 4 Mars 1848
Le gouvernement provisoire nomme une commission pour l’émancipation et déclare : « que nulle terre française ne peut plus porter d’esclaves »

Fin Mars 1848
L’annonce de l’émancipation a filée telle une trainé de poudre. A tel point qu’en cette fin de mois
de Mars, la plus part des esclaves Antillais connaissaient déjà la nouvelle.

le 5 Avril 1848
Le Directeur de l’intérieur, Husson, s’adressa aux esclaves leur rappelant que le décret n’était pas encore signé et qu’il fallait encore patienter.

le 27 Avril 1848
Sur proposition de Victor Schoelcher, le décret d’abolition définitive de l’esclavage est signé et appliqué.

le 20 Mai 1848
Dans un contexte tendu, dans le Nord à Saint-Pierre, l’esclave Romain est arrêté pour avoir battu le tambour à la nuit tombée. Provoquant ainsi, le soulèvement des esclaves et des libres de couleur; pillages, incendies et assassinats furent commis.

le 22 Mai 1848
Les anciens esclaves manifestent à Saint-Pierre demandant la libération immédiate de Romain. Ce qui leur fut accordé. Mais dans la soirée, au Prêcheur, le maire Monsieur Huc, fit tirer sur la foule qui revenait de Saint-Pierre. L’insurrection redoubla de violence et le soulèvement populaire se généralisa dans les Antilles.

le 14 Décembre 1848
La constitution du 2 Novembre 1948 est promulguée. L’art. 109 de cette nouvelle constitution, maintenait les colonies sous le régime des lois particulières.

le 13 Février 1852
Un décret rend le travail obligatoire. Cette législation coercitive tend à supprimer la liberté économique qui pouvait encore constituer un des inconvénients au salariat pour les employeurs.

le 6 Mai 1853
Les 314 premiers engagés indiens arrivent en Martinique, à bord du navire L’Aurélie.

1857
Début de l’immigration des Africains.

le 2 Décembre 1857
L’arrêté Husson est promulgué. Ce texte réglemente dans les moindre détails la stricte application du système de surveillance de la population, par l’obligation de contracter un engagement de travail.

1859
Début de l’immigration Chinoise aux Antilles.

1859
L’immigration chinoise à la Martinique ne draina qu’un millier d’immigrants, en deux convois.

1859
Napoléon décida l’arrêt des recrutements d’africains, sur la côte atlantique de l’Afrique. Extrait de la Lettre de Napoléon III à son cousin responsable des colonies, lui enjoignant de cesser définitivement tout engagement de travailleurs sur les côtes d’Afrique, et de se tourner pour ses besoins en bras, vers celles des Indes.

Saint-Cloud, le 30 octobre 1858.

« Mon cher cousin, je désire vivement qu’au moment même ou le différend avec le Portugal, à propos du Charles-Georges*, vient de se terminer, la question de l’engagement des travailleurs libres pris sur la côte d’Afrique soit définitivement examinée et résolue d’après les véritables principes du droit et de l’humanité. J’ai réclamé énergiquement auprès du Portugal la restitution du Charles-Georges, parce que je maintiendrai toujours intacte l’indépendance du drapeau national ; et il m’a fallu, dans cette circonstance, la conviction profonde de son bon droit pour risquer de rompre avec le roi du Portugal les relations amicales que je me plais à entretenir avec lui. Mais quant au principe de l’engagement des noirs, mes idées sont loin d’être fixées. Si, en effet, des travailleurs recrutés sur la côte d’Afrique, n’ont pas de libre arbitre, et si cet enrôlement n’est autre chose qu’une traite déguisée, je n’en veux à aucun prix. Car ce n’est pas moi qui protégerai nulle part des entreprises contraires au progrès, à l’humanité et à la civilisation. Je vous prie donc de rechercher la vérité avec le zèle et l’intelligence que vous apportez à toutes les affaires dont vous vous occupez ; et, comme la meilleure manière de mettre un terme à des causes continuelles de conflit serait de substituer le travail libre des coolies de l’Inde à celui des nègres, je vous invite à vous entendre avec le ministre des affaires étrangères pour reprendre, avec le gouvernement anglais, les négociations qui avaient été entamées il y a quelques mois. Sur ce, mon cher cousin, je prie Dieu qu’il vous ait en sa sainte garde. »

Napoléon III

* Le Charles-Georges est un navire négrier français intercepté en 1858 par la marine anglaise et conduit dans le port de Lisbonne. L’affaire fait scandale.

1876
Les premiers immigrés libanais et syriens émigrant volontaires vers l’Amérique, arrivent entres autres aux Antilles. Ils investissent un créneau laissé libre de l’économie, le commerce de vêtements et de tissus.

1884
L’immigration indienne est arrêté par le Conseil Général de la Martinique. Depuis 1852 elle était estimé à 25 500 personnes. 4 551 indiens, au terme de leur contrat d’engagement, avaient demandé à être rapatriées.

1923
Les immigrés indiens se voient accorder la nationalité française.

1992
Le Pape Jean-Paul II en visite sur l’île de Gorée, déclara que les noirs africains ont été victimes d’un honteux commerce auquel ont pris part des baptisés mais qui n’ont pas vécus leur foi.

le 10 Mai 1998
Reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’Humanité.

P U B L I C I T E