Au pied des plus hauts sommets des Pitons du Carbet, la fraîcheur du Morne-Vert et ses pentes impressionnantes donnent à ses quartiers des allures de Suisse martiniquaise, si bien que l’un d’eux a été baptisé Canton Suisse et un autre Beauvallon.
Un climat exceptionnel rafraîchit en permanence ce bourg de 1 313 ha, perché à 432m d’altitude et ses 1 833 morniverdains.
A l’origine, Le Morne-Vert était un hameau de la paroisse du Carbet. Son histoire propre ne commence véritablement qu’en 1846, lorsque l’abbé Goux lance la construction d’une chapelle. Il faut cependant attendre 1865 pour que la paroisse soit officiellement fondée, et 1872 pour que celle-ci, jusqu’alors desservie par le curé du Carbet, ait son propre curé. Après l’éruption de la montagne Pelée en 1902, et le cyclone de 1903, Le Morne-Vert se vide d’une partie de sa population, qui émigre vers Case-Pilote et même Fort-de-France. En 1937, les velléités d’autonomie du Morne-Vert, exprimées depuis longtemps par une population de plus de 1 500 habitants, se manifestent dans une requête adressée à l’administration des Colonies pour l’érection du territoire en commune, qui n’aboutit toutefois qu’en 1949. L’institutrice du bourg, Luce Lemaistre, est le premier maire élu de la commune. Son successeur, Louis Morin, élu en 1951, reste pendant vingt-cinq ans à la tête du conseil municipal.
La culture de la canne disparaît progressivement, remplacée par des jardins vivriers.
De part sa situation et la nature environnante, le Morne-Vert est, bien sûr, tourné vers le tourisme vert avec en particulier le départ de l’escalade des Pitons du Carbet, en l’occurrence le Piton Lacroix, le plus difficile à gravir.
Code Postal : 97226
A voir, A faire :
les Pitons du Carbet
la Distillerie Manibas
La distillerie appartenait à la famille Ballandras. L’ancienne Habitation Manibas dont l’existence est attestée depuis au moins 1770 fut d’ abord une habitation sucrière et ce jusqu’à la fin du 19ème siècle ; elle conserva du 18e jusqu’à la première moitié du 19e siècle le nom d’ habitation Deville.
La cheminée et la roue du moulin à eau sont assez bien conservées. En revanche, la toiture a presque complètement disparu.
l’Habitation cacaoyère la Ménagerie
L’Habitation la Ménagerie fut fondée à la fin du 18ème siècle et fut probablement consacrée dès ses débuts à la culture cacaoyère ou du moins à une autre culture que la canne.
La maison de maître a été en partie restaurée.
La gragerie possède encore ses tiroirs à cacao avec les rails qui permettaient de faire sécher les fèves de cacao et de les mettre à l’abri en cas de pluie.
