Aimé Césaire est né le 25 juin 1913 au sein d’une famille nombreuse à Basse Pointe; fils de Fernand Césaire, contrôleur des contributions.
Il poursuit ses études secondaires en tant que boursier du gouvernement français au Lycée Louis Le Grand, de très granderenommée.
Là, il connaît le grand poète sénégalais Léopold Sedar Senghor, l’écrivain Ousmane Socé, entre autre. En contact avec ces jeunes africains, Césaire découvre une terre volontairement occultée à l’inconscient antillais. C’est à partir de ce moment que commence son exaltation des valeurs noirs et la revalorisation de l’Afrique, la terre de ses ancêtres. En septembre 1934, il fonde, avec d’autre écrivains antillais et africains, Senghor, Damas, Birago Diop, le journal « L’Etudiant noir ». C’est dans ce journal qu’apparaît pour la première fois le mot « Négritude; ce mot désigne en premier lieu le rejet.
Le rejet de l’assimilation culturelle; le rejet d’une certaine image du noir paisible, incapable de construire une civilisation. Le culturel prime sur le politique. C’est au nom de la culture et des valeurs spirituel connu comme la négritude.
En 1935 : Césaire est admis à l’école Normale Supérieure et cette année là il commence à écrire Cahiers d’un Retour au Pays natal, une de ses œuvres les plus connues.
1939 : Première publication « Cahiers d’un Retour au Pays natal ». Quelques mois après la publication de ce livre, Césaire retourne à la Martinique.
En 1941 : Il fonde avec René Ménil et Aristide Maugée la revue ‘’Tropiques’’.
Césaire adhère au Surréalisme et rencontre à Fort-De-France le fondateur du Surréalisme français, André Breton.
Sous l’influence de ce mouvement il écrit les Armes miraculeuses.
En 1944 : Breton rédige la préface de Les Armes miraculeuses, publié aux Ediciones Hemisferio.
En 1944 : Il passe 6 mois en Haïti où il donne de nombreuses conférences.
Cette visite fut capitale pour la conception, plus tard, de sa pièce de théâtre La Tragédie du Roi Christophe.
En 1945 : Il est élu conseiller général de Fort-de-France.
En 1945 : Aimé Césaire est élu maire de Fort-De-France et député, candidature présentée par le Parti Communiste Français. Il participe à la fondation de la revue ‘’Présence Africaine’’ sous l’impulsion, en autres, d’Allioume Diop, Paul Niger et Guy Tirolien.
Le 3 décembre 1946 : Il est élu secrétaire de l’Assemblée nationale. Aimé Césaire vote le 12 pour la candidature de Léon Blum comme président du gouvernement provisoire de la République.
Le 14 janvier 1947 : Aimé Césaire es réélu secrétaire de l’Assemblée nationale.
Le 14 janvier 1948, il est réélu secrétaire de l’Assemblée nationale, poste dont il démissionne dès le lendemain. Le 12 février suivant, il dépose une demande d’interpellation à propos des incidents survenus à Fort-de-France et, le 23, une autre demande d’interpellation sur la non-application de la loi relative à la sécurité sociale dans les départements d’outremer. Puis, le 23 juin 1948, il revient sur ces problèmes en déposant une proposition de loi visant à assurer l’application effective de la sécurité sociale dans les départements de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique et de la Réunion. Il vote le 9 juillet 1949 contre la constitution du Conseil de l’Europe et le surlendemain, intervient longuement sur le projet de loi relatif au découpage électoral des départements d’outremer. Aimé Césaire vote le 7 mai 1951 contre le projet de réforme électorale instituant le scrutin de liste majoritaire départemental à un tour avec apparentements.
En 1950 : Il publie dans la revue ‘’Présence Africaine’’ son ‘’Discours sur le colonialisme’’, un de ses textes les plus violents, où il met en exergue l’étroite parenté qu’il existe selon lui entre nazisme et colonialisme.
Césaire s’éloigne du Parti Communiste Français dont il démissionne cette même année, quelque peu déçu par la position du parti par rapport à la question nationale.
1956 : Edition définitive du livre « Cahiers d’un Retour au Pays natal ».
En mars 1958 : Il crée le parti Progressiste Martiniquais avec André Aliker, qui a pour ambition d’instaurer « un type de communisme martiniquais plus résolu et plus responsable dans la pensée et dans l’action ».
Le 1er juin, Aimé Césaire ne prend pas part au vote sur l’investiture du général de Gaulle, ni à celui du 2 juin relatif à la révision constitutionnelle. le même jour, il refuse également les pleins pouvoirs au gouvernement.
Parallèlement à son activité politique, il continue son œuvre d’écrivain et publie de nombreux livres de poèmes Soleil Cou Coupé, Corps perdu, Ferrements.
A partir de 1960 il s’oriente vers le théâtre. Successivement il écrit La Tragédie du Roi Christophe (1963), interprétée avec un grand succès dans toutes les capitales de l’Europe.
Une saison au Congo (1965), Une tempête (1970).
Au total Césaire à publié plus de 14 œuvres, des poésies, des pièces de théâtre et des essais. Plus de 64 publications ont été consacrées à l’œuvre du grand poète. Egalement de nombreux colloques et conférences internationales ont été organisés sur son oeuvre littéraire qui est universellement connue. Son œuvre a été traduite dans de nombreuses langues étrangères, anglais, espagnole, allemand et d’autres langues.
En 1982 : Il est lauréat du Grand prix national de la poésie.
En 1983 : Il est élu Président du Conseil Régional de la Martinique.
En 1995 : Il est lauréat du prix des poètes de la SACEM.
Césaire a mené une vie politique intense au profit de son peuple. Il a été député de manière ininterrompue de 1946 à 1993. Depuis de nombreuses années il est le Maire de Fort-De-France et il est considéré comme un Père de sa patrie natale en raison de son dur combat pour la défense de la culture de son peuple et des conquêtes politiques.
En 2001 : Aimé Césaire a passé le flambeau de la mairie de Fort-de-France, à Serge Letchimi.
En 2004 : Aimé Césaire reçoit des mains du Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, le Prix Toussaint Louverture, pour saluer son engagement en faveur de l’égalité des hommes et des cultures, et sa lutte contre les discriminations et l’exclusion.
Fin 2005 : Il refuse de recevoir Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur, en raison de la colère suscitée par l’article de loi reconnaissant « le rôle positif » de la colonisation. Il le rencontrera finalement en mars 2006.
Le 17 Avril 2008 : A l’âge de 94 ans, ce grand homme nous tire sa révérence.
La France et les Antilles perdent un de leur grands hommes.
Le 22 Mai 2008 : L’UNESCO et la Communauté africaine de culture, sous la conduite de Daniel Maximin, rendent un dernier hommage à Aimé Césaire.



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Interview Dé mó, Kat pawol – Marie-Reine de Jaham » l'OR DES ÎLES
3 mai 2013 à 19 h 39 min (UTC 2)
[...] Aimé Césaire [...]
Annee des Outre-Mer 2011 » l'OR DES ÎLES
29 novembre 2011 à 20 h 59 min (UTC 2)
[...] affirmation d’Aimé Césaire peut contribuer à expliciter la place spécifique des Outre-mer dans la France d’aujourd’hui, [...]