Les basse terres tropicales de l’Amérique du sud, sont habitées depuis au moins dix mille ans.
Les premiers sites de peuplement des Antilles, daté de Quatrième ou du Cinquième millénaire avant notre ère, sont localisés dans les Grandes Antilles, à Cuba et à Hispaniola.
Vers 5000 avant JC, du Vénézuela et de Trinidad des groupes de Méso-indiens ont migrés vers les petites Antilles. On en trouve des trace à partir du IIIème millènaire au nord et dans les îles Vierges. Le plus ancien site méso-indien de l’archipel guadeloupéen est situé à Norman Estate sur l’île de Saint-Martin, il est daté entre 2400 et 1900 av JC.
Au Second millénaire avant JC, dans le bassin de l’Orénoque ont émergé de nouveaux groupe néo-indiens; dont la tradition agricole est fondée sur la culture des tubercules (manioc). Avec eux, sont également apparu les céramiques saladoïdes. la cultrure matériel de ces nouveaux groupes a été subdivisés. Le plus ancien type, le ronquinan saladoïde est apparu dans la région du moyen Orénoque.
Au Premier millénaire avant JC, sur les côtes orientales du Vénézuela jusque sur les côte de l’actuel Guyane, le style cedrosan saladoïde se différencie progressivement.
Dans les derniers siècles avant l’ère chrétienne, ces horticulteurs ont gagnés les îles de l’arc antillais.
Dans le Nord des Petites Antilles, ont été découverte des céramiques huecan saladoïde (site Morel, Folle Anse, sur la côte Atlantique de la Grande-Terre en Guadeloupe) datés entre 300 av JC et 300 ap JC. La coexistence des deux styles dans leur contemporanéité, amène les Archéologues à penser qu’elle s’explique par une différence de fonction symbolique et religieuse dans un même groupe.
Entre 300 et 500, la culture cedrosan saladoïde a été affecté par de nouvelles influences vénézuéliennes, barrancoïdes. On ne trouve des trace de cette culture que sur les îles au Vent et elle ne semblent pas avoir dépassée la Guadeloupe. L’influence barrancoïdes, a donné au saladoïde sa phase « baroque » se distinguant par ses décorations modelées et incisées très élaborées.
Entre 400 et 700, la phase terminale du cedrosan saladoïde, voit une simplification des formes des poteries, alors que l’on observe l’apparition de peintures polychromes et un développement de la complexité du dessin. Site se rapportant à cette période : anse àç l’eau et anse à la gourde en Grande-Terre, la rivière de Baillif en Basse-Terre mais également Talisseronde à Marie-Galante. Les roches gravées de Trois-Rivières appartiennent à cette période. Les poteries du saladoïde terminal sont restés ancrées dans les îles Sous-le-vent jusque vers 850.
Vers les Septième et Huitième siècles, les habitats se multiplièrent entrainant l’éffritement de l’apparente unité de la caraïbe orientale. Cuba, hispaniola et la Jamaïque ont vu se développer la culture ostionoïde subdivisé géographiquement par les ostionan à Hisponiola et les meillacan à Cuba et Jamaïque ainsi que les elenan à Porto-Rico et les Îles Vierges.
Vers 1000 – 1200, la culture chican ostionoïde a remplacé les autres cultures dans les grandes Antilles, jusqu’a l’arrivée des européens. Elle est apparue à Hispaniola et s’est répandue aussi bien vers l’ouest, sur Haïti, Cuba et la Jamaïque, quue vers l’est sur porto-Rico et les îles Vierges.
A partir de 600, colonisation de Cuba, hispaniola, la Jamaïque, Porto-Rico et les Îles Vierges sont colonisés par des peuples horticulteurs.
Entre 600 et 1200, l’histoire des petites antilles reste confuse.
Vers 600, au sud, la culture troumassan troumassoïde a progressivement remplacé le cedrosan saladoïde jusqu’en 1200. C’est le déclin de la technologie céramique, les poteries devienne de moindre qualités.
Au nord, les cultures céramiques sont rattachées au mamoran troumassoïde. Entre les VII et IX siècle le saladoïde présente des éléments de transition, comme la peinture polychrome et la grand variété morphologique ddes récipients.
Entre 600 et 1200, cette période fut une étape importante de l’histoire marquée par un phénomène d’insularisation. Les descendants des groupes saladoïdes ont développé des cultures insulaires Anillaises au sein desquelles l’île de Porto-Rico a joué un rôle déscisif.
Vers l’an 1000, les sociétés d’horticulteurs ont vu l’émergeance de véritable hiérarchies, prélude aux chefferies Taïnos.
Entre le Douzième et le Quinzième siècle, la culture chican ostionoïde s’est épanouie dans les grandes Antilles. Elle correspond aux sociétés dénommées « Taïnos » par les Européens.
Treizième siècle, on note une expansion des cacicats Taïnos, vers les petites Antilles. Parallèlement la culture suazan troumassoïde, attribuée aux Callinagos, occupait les îles Sous le vent depuis les environ 1200.
Source : Guadeloupe amérindienne, Monum – Editions du patrimoine

1 commentaire
Kaley
26 septembre 2011 à 10 h 02 min (UTC 2)
Great coommn sense here. Wish I’d thought of that.