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Joseph Lagrossilliere

A venir

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Marie Samuel Joseph Lagrosilliere, surnomé « Lagros », avocat et député socialiste de la Martinique, père du socialismemartiniquais, né le 2 Novembre 1872 à Sainte-Marie, en Martinique
Il est issu d’une famille aisée de la ville de Sainte-Marie, dont le père est premier adjoint au Maire.
Il se rend à Paris pour poursuivre ses études après avoir été scolarisé au lycée de Saint-Joseph. Il s’inscrit à l’Ecole coloniale et à la faculté de droit de Paris. Déjà, il se sent intéressé par les idées socialistes. Impressionné, Joseph se lie d’amitié avec Jules Guesde, dont il deviendra un des disciples.
L’élection du socialiste Hégésippe Légitimus à l’Assemblée en 1898, l’exalte. Il adhère à Paris, pendant ses études, au groupe des étudiants collectivistes et crée avec quelques Guadeloupéens et quelques Martiniquais, le Groupe Socialiste des Antilles, en lien étroit avec le S.F.I.O..
Membres du Parti Ouvrier Français, il représente trois groupes de Guadeloupéens, au premier congrès des organisations socialistes françaises, à Paris.
Alexandre Millerand, ministre socialiste, le charge d’une mission consistant à recueillir toutes les informations utiles sur les conditions de travail en Martinique.
Il organise une série de conférences en Martinique, où il dénonce le sort des travailleurs.
A son retour en Martinique, il s’inscrit au barreau de Saint-Pierre tout en s’occupant des affaires familiales.
En aidant à la formation des syndicats, il cherche à favoriser l’action syndicale et à la pénétration des idées socialistes.
En 1901, il fonde la Fédération Socialiste de Martinique (F.S.M.) et le journal « le Prolétaire ».
« Lagros » comme on le surnomme est la grande figure de prou du socialisme martiniquais.
L’année 1902, fut une année maudite, il perdit les législatives et sa femme dans la catastrophe de Saint-Pierre.
Il n’y eu pas de second tour à cause de l’éruption. Il dénonca le scandale de la distribution des secours.
L’amour de la politique ne le quitte pas, dans une brochure, il dénonce le « cas Gérault »; ce métropolitain devenu député de Guadeloupe par l’entremise de Légitimus.
Il part s’installer à Saint-Pierre et Miquelon, où il participe à l’organisation des syndicats. Quand éclate des troubles, il devient persona non grata dans l’archipel.
En 1906, de retour en Martinique, il s’inscrit au barreau de Fort-de-France et se présente aux élections législatives. qu’il perd largement.
La S.F.I.O. et les Radicaux font alliance. L’ancien député du Nord, Victor Sévère, se présentant dans le Sud; laissa à Joseph Lagrosillière la place pour lui succèder.
En 1910, il est élu maire de la commune de Sainte-Marie, et le restera plus de vingt-six ans.
En 1915, il présente un projet de loi avec le député guadeloupéen René Boisneuf, visant à renforcer l’assimilation en transformant les colonies antillaises en départements français.
Il s’allie avec Fernand Clerc, du Parti de l’Usine, pour les législatives suivantes.
La même année, il est élu député dans le Sud et devient Président du Conseil Général, qu’il présidera jusqu’en 1939.
En 1924, frappé d’inégibilité, il fait campagne aux côté de Fernand Clerc, pour deux candidats métropolitains, Merlin et Séjourné. Emprisonné pour incitation au trouble à l’ordre public, il prend alors ses distances avec la politique.
En 1931, il est de nouveau arrêté cette fois-ci pour trafic d’influence.
Mais en 1932, il effectue un grand retour, puisqu’il remporte malgré les nombreuses attaques les législatives, sous l’étiquette du S.F.I.O..
En 1936, sous l’étiquette du Parti Socialiste de France ou Parti Néo Socialiste, il est de nouveau réélu député.
Il se voit privé de ses droits politiques pour corruption.
Durant la Seconde Guerre Mondiale, Joseph Lagrosilliere accueille chez lui, des réunions clandestines de la S.F.I.O. mais ne rompt pas contacte avec Lémery, qui lui pactise avec Pétain et accepte d’être son ministre.
Aux municipales de 1945, il est soutenu par les békés et la bourgeoisie de couleur, hostiles à Victor Sévère.
L’électorat populaire le rejettent, et optent pour le communiste, Aimé Césaire.
Il meurt à Paris, le 6 janvier 1950.

Sources : Antilles Politiques


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