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Félix Eboué

Félix Eboué

Félix Eboué

Félix Eboué est né le 26 décembre 1884 à Cayenne (Guyane française) dans une famille de cinq enfants.
Son père Yves Urbain Eboué était orpailleur, d’abord sur le placer « Enfin » (Haute Mana), puis directeur-adjoint du placer « Dieu Merci ». Sa mère, Marie Joséphine Aurélie Leveillé, épicière originaire de Roura.
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Félix Eboué bénéficia d’une bourse d’études qui lui permit d’entrer en classe de troisième au Lycée de Bordeaux en 1901.
Il obtient à Bordeaux son baccalauréat ès lettres
Il part en 1906, s’installer à Paris, où il suivra des études de droit tout en suivant à l’Ecole Coloniale de Paris.
Il obtient en 1908 sa licence à la faculté de droit.
Il fut envoyé à Brazzaville au début de l’année 1909 en tant que Elève administrateur des colonies, puis affecté à sa demande l’année suivante, à Oubangui-Chari, au poste de administrateur-adjoint .

En 1927, il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur, sur la proposition du ministre de l’Instruction Publique.

Nommé administrateur, il passa deux années à Bouka et une à Bozoum, à la frontière camerounaise.

Durant les vingt années qu’il passa en Oubangui, Félix Eboué se dépensa sans compter pour le développement du territoire dont il avait la charge, aidant au développement des cultures à la construction de routes et d’écoles, s’imprégnant de la culture et des traditions locales.

En janvier 1932, Paul Reynaud ministre des colonies le nomme secrétaire général auprès du gouvernement de la Martinique où, par deux fois, il assura l’intérim en l’absence du gouverneur.

Après un passage au Soudan français, il est élevé au rang de gouverneur et nommé en Guadeloupe en 1936. C’est le premier noir à accéder à un grade aussi élevé. En Guadeloupe, il met en pratique son esprit de conciliation dans un contexte social troublé.

Refusant l’armistice signé par Pétain et Hitler, il prit contact avec le général de Gaulle dès le début du mois de juillet 1940. La France Libre fut officiellement reconnue par les Britanniques le 7 août.
Le général de Gaulle, qui rencontra Félix Eboué à Fort-Lamy en octobre 1940, le nomma membre du Conseil de Défense de l’Empire, gouverneur général de l’Afrique Equatoriale Française le 12 novembre 1940, membre du Conseil de l’Ordre de la Libération en janvier 1941.

Félix Eboué libèra les chefs africains incarcérés par Boisson, soutiendra l’action des Forces Françaises Combattantes en Afrique du Nord.

Il participa à la conférence de Brazzaville, entre les 30 janvier et 8 février 1944, au cours de laquelle furent définies les grandes lignes de la décolonisation.

En vacances au Caire, Félix Eboué décéda d’une congestion pulmonaire le 17 mai 1944. Il est inhumé au Panthéon.


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