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Mar 22

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Visite du 36eme édition du Salon du Livre de Paris

En 2016, le Salon du Livre se réinvente avec un nouveau nom, « Livre Paris », et une nouvelle identité visuelle…

Chaque année,  nous venons à la rencontre des écrivains antillais pour découvrir, ou re-découvrir les plumes, qui donnent à la littérature française, les couleurs, la fraîcheurs et la grandeur, qui peut peuvent  parfois lui faire défaut.

Livre Paris 2016

Cette année, l’espace du Ministère de l’Outre-mer se retrouve allée H, à coté de la sortie….
Le stand affiche complet, les écrivain(e)s sont au rendez-vous, mais sur un espace restreint, qui paraît au fil des ans plus petit.
Exit, l’espace de circulation et les normes pour les personnes handicapées…
Tout est condensé et réduit comme un livre de poche, même l’auditorium pour les conférences est dimensionné pour n’accueillir qu’une petite vingtaine de spectateurs.
Condensé vous dis-je …
On serait tenté de penser qu’au rythme où se réduit cet espace de promotion de la littérature française des Outre-mer, que dans quelques années le stand disparaîtra, sans une mobilisation générale pour la promotion de nos plumes.

Notre visite s’est quand même révélée riche de belles rencontres littéraires, sous le thème des passeurs, d’histoires, de mémoires et de traditions.

la-passeuse-de-memoireNotre premier coup de cœur est allé à la « Passeuse de mémoire » de Marie-France Astegiani-Merrain (ed Eyetime).

La Passeuse de mémoire, c’est l’histoire familiale de Marie-France, fait de non-dits sur l’esclavage dans sa famille. Après le décès de son grand-père, Marie-France découvre que son arrière-grand-mère était esclave en Martinique. Delà démarre une quête identitaire profonde, que Marie-France souhaite laisser à tous pour que les blessures du passé ne soient plus occultées.
Un livre fort que tout le monde devrait lire pour connaitre notre histoire.

Au détour d’une discussion, j’ai eu l’occasion de faire l’agréable rencontre d’Arlette Pujar, une passeuse de mémoire à sa façon, au travers de son roman Vini vann : la boutique de manzel Yvonne.

Arlette relate la vie sociale en Martinique dans les années 60/70. L’histoire ravive des souvenirs : les commerces de quartiers, la boutique de manzel Yvonne, la vie des aînés, le départ vers la France et ceux qui restent.
Un roman à découvrir pour se plonger dans la Martinique des années 60/70.

Livre Paris 2016

En faisant le tour des écrivains en signature sur la stand de l’Outre-mer, quelle ne fut pas ma surprise de rencontrer monsieur Thierry Vaton accompagné de sa charmante épouse. Un passeur de mémoire également, car le virtuose du piano nous livre un ouvrage pédagogique qui présente la richesse et la diversité du piano dans la musique créole.
L
e piano dans la musique créole, un livre indispensable pour celles et ceux qui veulent appréhender la subtilité et les variétés rythmiques du piano créole.

Livre Paris 2016

Les enfants n’ont pas été oubliés sur l’espace du ministère de l’Outre-mer, Fabienne Valérie Kristofic, auteure de contes créoles pour enfants, est une des agréables rencontres de ce salon.
Madie et Roger, ses petits héros sont aussi des passeurs à leur manière, des passeurs des valeurs traditionnelles des Antilles. Leurs aventures sont colorées et toujours marquées par l’attachement de Fabienne à son îles et à la tradition.

Des histoires à mettre dans toutes les écoles pour éduquer les enfants à la diversité.

Livre Paris 2016

Quand on parle de tradition et d’enfants, on ne peut que penser à Jeannine Lafontaine, la conteuse, marionnettiste et éditrice martiniquaise, accompagnée de ses marionnettes et, toujours élégamment vêtue d’une robe en madras, comme une signature de style et de raffinement, tout en douceur.
Bélie et Zélie au fil de l’eau , son dernier recueil de contes, écrit en français et en créole martiniquais est vraiment très sympatique. Bélie une libélulle et Zélie, une demoiselle, elles vous font découvrir les domaines de l’eau à travers les « titim – bwa sek ».
On ne peut que recommander ses ouvrages.

Livre Paris 2016

Poète, écrivain, compositeur, guitariste, Etienne « Tinou » Lavital est un artiste complet. A bientôt 80 ans, ce monument de la musique guadeloupéenne est également un grand pédagogue. Après avoir créé une méthode de musique destinée à être enseignée aux tout-petits, il a créé une méthode d’apprentissage à la lecture en maternel.
Un belle rencontre avec un monsieur plein de talent dont les ouvrages pédagogiques devraient être à disposition de toutes les écoles.

Livre Paris 2016

Pour clore cette visite du salon du livre 2016, nous ne pouvions pas, ne pas passer dire bonjour à notre charmante et grande écrivaine-poétesse, Suzanne Dracius. Suzanne, nous a confié que bientôt sa bibliographie serait enrichie d’un nouveau roman, actuellement en cours d’écriture.
Confidence, confidence

Cette année encore, notre visite s’est révélée riche de belles rencontres littéraire et amicales malgré un espace que nous jugeons toujours trop petit et ne permettant pas une circulation aisée pour découvrir les ouvrages présentés par la maison Jasor et les ecrivains en signature.

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